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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 07:12

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130402.OBS6437/sante-des-perturbateurs-endocriniens-dans-les-cosmetiques.html

Santé : des perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques

Créé le 02-04-2013 à 17h34 - Mis à jour à 17h49

Des tests réalisés par l'UFC-Que Choisir révèlent la présence de substances potentiellement nocives dans plusieurs produits de beauté.

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Le dentifrice "Colgate Total" fait partie des produits de beauté pointés du doigt par l'UFC-Que Choisir pour leur teneur en perturbateurs endocriniens. (TRIPPLAAR/SIPAUSA/SIPA)

Le dentifrice "Colgate Total" fait partie des produits de beauté pointés du doigt par l'UFC-Que Choisir pour leur teneur en perturbateurs endocriniens. (TRIPPLAAR/SIPAUSA/SIPA)

Des substances dangereuses nichées jusque dans les crèmes de jour. L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé lundi 1er avril la présence dans de nombreux produits de beauté de substances chimiques connues comme perturbateurs endocriniens, parfois en concentrations élevées, ainsi que le manque de fiabilité de certaines étiquettes.

L'association a annoncé dans un communiqué avoir trouvé des perturbateurs endocriniens "sous la forme de conservateurs, d'antibactériens, de filtres solaires et d'émollients ajoutés dans les produits de beauté et d'hygiène corporelle".

Dentifrice et déodorant, le cocktail explosif

L'UFC publie les résultats de tests réalisés avec trois autres associations sur 66 produits, attirant notamment l'attention sur le dentifrice Colgate Total pour lequel les "mesures ont révélé une teneur en triclosan susceptible d'effet sur la thyroïde".

L'UFC précise que la réglementation européenne prend bien "en compte les risques" liés aux perturbateurs endocriniens mais s'alarme de l'effet "cocktail" induit par l'addition de plusieurs produits utilisés l'un après l'autre. "L'exposition à ces molécules est (...) accrue lorsque l'on utilise différents produits comportant la même molécule et dont les doses s'additionnent pour atteindre un niveau de risque significatif", souligne l'UFC.

C'est le cas en particulier avec le triclosan pour les teneurs dans les dentifrices et les déodorants pris isolément sont "acceptables" mais qui atteignent un niveau de risque significatif pour une utilisation combinant les deux produits. Ainsi le dentifrice Colgate Total renferme 2,09 g/kg de triclosan, une dose jugée par les experts d'UFC comme "trop élevée en particulier combinée à un déodorant contenant également du triclosan car elle engendre un niveau de risque significatif".

Douche au propylparaben

L'UFC attire également l'attention sur un gel douche de la marque allemande Nivea. "Nous avons relevé dans le gel douche Nivea Water lily & oil, une teneur de 2,68 g/kg de propylparaben" alors que la recommandation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) qui est un organe consultatif de l'UE, est de ne pas dépasser 2,48 g/kg.

L'UFC appelle la Commission européenne à "diligenter (...) des recherches indépendantes sur l'impact de ces molécules sur le long terme" et à "renforcer" la réglementation pour prendre en compte "l'effet cocktail" des produits l'un après l'autre.

Les tests ont, en outre, montré que les listes d'ingrédients n'étaient pas toujours fiables avec la présence de substances non indiquées sur les étiquettes (par exemple du phénoxyéthanol dans un savon liquide Dettol et un gel douche Nivea). A l'inverse, l'UFC note que certains cosmétiques affichent la présence de molécules "non détectées par notre laboratoire".

 "Une menace mondiale pour la santé"

"Alors que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) considèrent les perturbateurs endocriniens comme une menace mondiale pour la santé, du fait par exemple de leur impact sur la fertilité ou les troubles neurocomportementaux, les résultats de ce test exclusif douchent tout espoir d'innocuité", assure l'association.

Les perturbateurs endocriniens se définissent comme des substances chimiques (certaines naturelles) qui interfèrent ou bien sont suspectées d'interférer avec le système hormonal humain, parfois même s'ils sont présents à très faibles doses.

Ces perturbateurs endocriniens ou hormonaux sont suspectés d'avoir un impact sur la fertilité et d'être liés à l'augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.

En particulier le Bisphénol A (BPA), substance présente dans de nombreux contenants alimentaires est suspectée d'être un perturbateur endocrinien et a été banni des biberons et de produits destinés aux enfants dans l'UE.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 07:07

 

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/sante-des-cosmetiques-montres-du-doigt-02-04-2013-2690615.php

 

Santé : des cosmétiques montrés du doigt

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir dénonce la présence, dans de nombreux produits de beauté, des substances chimiques connues comme perturbateurs endocriniens. ( (LP/Carol AMAR.) )

02.04.2013, 16h57 | Mise à jour : 20h20

On savait que les perturbateurs endocriniens se logeaient un peu partout, dans les biberons, les jouets ou les emballages plastiques. On en découvre maintenant dans certains cosmétiques, comme le dentifrice Colgate  ou le gel douche Nivea Water lily & oil, alors que l'OMS et l'ONU les considèrent comme une menace mondiale pour la 

D'après une étude publiée ce mardi, réalisée avec trois autres associations sur 66 produits, l'UFC-Que Choisir assure avoir trouvé des perturbateurs endocriniens dans des produits cosmétiques, «sous la forme de conservateurs, d'antibactériens, de filtres solaires et d'émollients ajoutés dans les produits de beauté et d'hygiène corporelle».

L'association de consommateurs dénonce la présence, en trop forte quantité, de perturbateurs endocriniens dans le dentifrice Colgate Total et le gel douche Nivea Water lily & oil. Selon les tests, le dentifrice Colgate Total renferme 2,09 g/kg de triclosan, une dose jugée par les experts d'UFC comme «trop élevée» et susceptible d'avoir des effets sur la thyroïde. Concernant le gel douche Nivea Water lily & oil, l'étude révèle une teneur de 2,68 g/kg de propylparaben, alors que le Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC), organe consultatif de l'UE, recommande de ne pas dépasser le seuil de 2,48 g/kg.
 

Les perturbateurs endocriniens, qu'est-ce que c'est ?

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques (certaines naturelles) qui interfèrent, ou sont suspectées d'interférer, avec le système hormonal humain. Ces perturbateurs endocriniens ou hormonaux sont suspectés d'avoir un impact sur la fertilité et d'être liés à l'augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) les considèrent d'ailleurs comme une menace mondiale pour la santé. Le Bisphénol A (BPA), une substance présente dans de nombreux contenants alimentaires et suspectée d'être un perturbateur endocrinien, a déjà été banni des biberons et de produits destinés aux enfants dans l'UE.




Alerte sur l'effet cocktail

L'UFC attire aussi l'attention sur les méfaits de l'effet «cocktail». «L'exposition est accrue lorsque l'on utilise différents produits comportant la même molécule et dont les doses s'additionnent pour atteindre un niveau de risque significatif». Selon l'association, c'est le cas avec le triclosan que l'on retrouve dans les dentifrices mais aussi dans les déodorants.

Certaines étiquettes peu fiables

En outre, l'association de consommateurs note que les listes des ingrédients sur les étiquettes de certains produits cosmétiques sont incomplètes. Les tests prouvent la présence de substances comme le phénoxyéthanol dans un savon liquide Dettol et un gel douche Nivea. Or, cette substance n'apparaît pas sur les étiquettes, souligne l'UFC. A l'inverse, certains laboratoires affichent sur leurs cosmétiques la présence de molécules que l'UFC n'a pas détecté lors des tests.

En conclusion, l'association des consommateurs appelle la Commission européenne à entreprendre «des recherches indépendantes sur l'impact de ces molécules sur le long terme» et à «renforcer la réglementation pour prendre en compte l'effet cocktail des produits l'un après l'autre».

VIDEO. Des perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques



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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 22:44
Le parisien.fr. Du 19mars 2013



Ondes électromagnétiques : le principe de précaution bientôt dans les écoles
A.R. | Publié le 19.03.2013, 18h19 | Mise à jour : 22h19

Faute d'avoir réussi à faire adopter leur projet de loi sur les ondes électromagnétiques en janvier, les députés écolo ont obtenu que le principe de précaution soit mis en œuvre pour les enfants dans le projet de loi pour la refondation de l'Ecole voté mardi à l'Assemblée nationale. | LP / Corinne Fourcin Réagir C'est la première fois que le principe de précaution sera appliqué en France envers une population enfantine. Faute d'avoir réussi à faire adopter leur projet de loi sur les ondes électromagnétiques en janvier, les députés écologistes ont obtenu que soit entérinées dans le projet de loi pour la refondation de l'Ecole des mesures de précaution dans les écoles.
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Refondation de l'école : l'Assemblée nationale a voté le projet de loiCe que contient la loi sur l'écoleLa loi sur les ondes électromagnétiques de Laurence Abeille rejetéePlus de risques de cancer en téléphonant au volant, selon un rapportUne étude menée en Ile-de-France Voté mardi à l'Assemblée nationale, un amendement de la loi stipule ainsi que la mise en place du service public du numérique éducatif prévu par le texte se fasse en favorisant les connexions «filaires», c'est à dire Ethernet, plutôt que le Wi-Fi.

L'amendement défendu par les Verts tendait à «pousser l'État et les collectivités territoriales à protéger les enfants, notamment les plus jeunes, de l'influence des ondes», au nom de ce «principe de précaution». Depuis 1995, la loi Barnier estime que « l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable».

Un débat pas vraiment tranché

Le débat sur l'impact sanitaire des ondes émises par les téléphones portables, boîtiers Wi-Fi et antennes-relais n'est pas tranché. Même si en 2011, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé ces ondes comme potentiellement cancérigènes. Les opérateurs de téléphonie mobile s'appuient eux sur le dernier avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), datant de 2009, pour écarter tout danger. L'Anses doit actualiser cet avis d'ici cet été.

En janvier, une nouvelle étude relançait l'hypothèse d'un lien entre l'utilisation du téléphone portable et le cancer. Ce rapport de l'Agence européenne de l'environnement, considérait que téléphoner en conduisant serait non seulement dangereux à cause des accidents potentiels mais pourrait également augmenter le risque d'avoir un cancer au cerveau. En effet, quantité d'ondes nocives seraient captées au moment où l'appareil passe d'une antenne relais à une autre. L'Agence préconisait alors de prendre des mesures urgentes pour réduire la possibilité de tumeurs.

C'est également en janvier que les députés écologistes avaient présenté une proposition de loi visant à réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques. Mais le texte, avant même son examen sur le fond dans l'hémicycle, avait été renvoyé en commission, les Verts dénonçant un «enterrement» pur et simple.

Des doutes sur l'application

Concernant la modernisation des écoles, «on n'est pas contre le "service public du numérique", bien au contraire, mais le principe de précaution doit s'appliquer dans les crèches et les écoles maternelles», a précisé la députée EELV du Calvados, Isabelle Attard. C'est donc une victoire, «la première fois qu'on va appliquer le principe de précaution par rapport aux enfants», s'est réjouie la députée écolo.

Selon Yves Durand, député PS du Nord et rapporteur du projet de loi sur la refondation de l'école, la portée de l'amendement est cependant «minime». «On va voir comment c'est applicable», doute-t-il.

L'ensemble du projet de loi, voté en première lecture à l'Assemblée, doit maintenant être examiné au Sénat.
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 20:02

 

 

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/l-oms-et-l-onu-s-inquietent-des-consequences-sanitaires-des-perturbateurs-e?ku=wHvxBCyH-FxEH-IDFz-AAJD-JGKGDGvAAwJw#utm_source=lequotidiendumedecin&utm_medium=email&utm_campaign=news_derniere_heure_qdm

 

L’OMS et l’ONU s’inquiètent des conséquences sanitaires des perturbateurs endocriniens

 20/02/2013
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Crédit photo : S. TOUBON

« Près de 800 substances chimiques sont connues ou sont suspectées d’interagir avec les récepteurs hormonaux et d’interférer sur la synthèse ou la conversion hormonale », soulignent l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans un rapport qualifié d’« historique » (lire ce rapport au format PDF)Les deux organisations s’alarment des conséquences pour la santé humaine et animale.

La plupart de ces produits, d’utilisation courante « n’ont jamais subi de tests » et ce manque de données ne permet pas de connaître précisément le rôle des perturbateurs chimiques dans l’apparition de certaines pathologies comme la cryptorchidie ou l’hypospadias chez le jeune garçon, l’infertilité chez l’homme, le cancer du sein ou celui de la prostate, le cancer de la thyroïde ou encore les troubles du développement du système nerveux ou le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, voire le diabète de type 2 et l’obésité.

Incidences en augmentation

S’il est difficile de faire la part entre facteurs génétiques et non génétiques y compris les facteurs nutritionnel, ceux liés à l’âge de la mère, à une maladie virale ou à une exposition environnementale, certains arguments militent en faveur de l’implication des perturbateurs endocriniens. Parmi eux, l’augmentation rapide de l’incidence de ces pathologies au cours des dernières décennies mais aussi les effets déjà observés sur la faune (malformations, disparition de certaines espèces) ou en laboratoire.

Le rapport du groupe d’experts dirigé le Pr Ake Bergman dresse un inventaire, le plus complet possible, sur les connaissances actuelles dans le domaine. « La recherche, qui a fait d’immenses progrès ces dix dernières années, a montré que les effets perturbateurs endocriniens pouvaient être beaucoup plus étendues et beaucoup plus complexes qu’on ne le pensait », explique-t-il. Pour les experts, un soutien recherche et la mise au point de nouveaux tests, sont désormais une priorité.

Menace mondiale

« Nous devons mener d’urgence davantage de recherches », lance le Dr Maria Neira, directeur du département Santé publique et environnement de l’OMS. « Les données scientifiques les plus récentes montrent que des communautés dans le monde entier sont exposées aux perturbateurs endocriniens chimiques et aux risques qui y sont associés ... Il nous incombe de protéger les générations futures », ajoute-t-elle. Le rapport précise que la plupart des études disponibles ont été réalisées dans les pays développés. Or, « la menace est mondiale », précise-t-il.

Comme le rappelle Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies et directeur exécutif du PNUE relève :« Les produits chimiques occupent une place de plus en plus importante dans la vie moderne et sont essentiels à beaucoup d’économies nationales mais leur gestion irrationnelle remet en cause la réalisation d’objectifs de développement essentiels et le développement durable pour tous. »

› Dr LYDIA ARCHIMÈDE

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 14:14

Bonjour à toutes et à tous,

 

Dans le prolongement de la Greenpride, le Collectif Appel de la jeunesseen partenariat avec l’association ecocampus, vous convie à sa prochaine conférence qui aura lieu le mardi 29 janvier 2013 à 20h en salle Dussane à l’Ecole normale supérieure (45 rue d’Ulm, 75005) : 

L’impact de notre environnement sur notre santé :

 les perturbateurs endocriniens.

 

Intervenant :

 

André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé

 

Les maladies chroniques (cardiopathies, accidents vasculaires cérébraux, diabète, obésité, affections respiratoires chroniques, hypersensibilité...),  ces affections de longue durée évoluant lentement, représentent la première cause de mortalité dans le monde, alors même que près de 80% d'entres elles seraient évitables.

 

Quel lien peut-on faire entre l’explosion de ces maladies chroniques et notre environnement ?

 

André Cicolella évoquera l’explosion de ces maladies, et le lien avec notre environnement à travers l’approche des perturbateurs endocriniens, avant d’évoquer les solutions politiques, économiques et citoyennes pour lutter contre la crise sanitaire.

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 23:15

 

Dans le généraliste

http://www.legeneraliste.fr/layout/Rub_ACTU.cfm?espace=ACTU&id_rubrique=101859&id_article=35578

ALERTE INFO

Etude

La preuve que le bisphénol A est vraiment dangereux

Pour la première fois, une équipe de chercheurs franciliens vient de faire la preuve des effets néfastes sur le testicule humain de ce perturbateur endocrinien. L’étude confirme le bien fondé de la nouvelle législation française interdisant le bisphénol A dans tous les contenants alimentaires d’ici 2015.

Pour la première fois, des chercheurs viennent de démontrer expérimentalement les effets néfastes sur la santé humaine du Bisphénol A.L’étude que publie cette semaine Plos Onemontre que de faibles concentrations de bisphénol A ont un effet néfaste sur le testicule humain. C’est une grande première, car si les effets délétères de ce perturbateur endocrinien sur la reproduction et le développement avait effectivement été montré, les études avaient été faites jusque-là chez des animaux de laboratoire.

Pour démontrer son effet chez l’homme, René Habert et son équipe (Université Paris Diderot/Inserm U 967/CEA) ont maintenu en vie dans des boîtes de culture des testicules foetaux humains (prélevés sur des foetus issus d’IVG) pendant 3 jours, en présence ou en absence de bisphénol A. Ils ont observé dans le groupe exposé au perturbateur endocrinien une réduction de la production de testostérone ainsi que celle d’une autre hormone testiculaire nécessaire à la descente des testicules dans les bourses au cours du développement foetal.

De faibles doses suffisent

Même de faibles doses serait nocives. Une concentration de BPA égale à 2 microgrammes par litre dans le milieu de culture a été suffisante pour induire ces effets. Ce qui malheureusement équivaut à la concentration moyenne généralement retrouvée dans le sang, les urines et le liquide amniotique de la population…

Cette réduction de la testostérone implique des effets délétères certains : cette hormone produite par le testicule pendant la vie foetale est en effet responsable de la masculinisation des organes génitaux, qui, en son absence, évolueraient spontanément dans le sens femelle. De plus, la testostérone semble jouer un rôle dans le développement du testicule lui-même. Ainsi l’exposition actuelle au BPA des femmes enceintes pourrait être l’une des causes de défauts congénitaux de masculinisation (type hypospadias et cryptorchidisme), dont la fréquence a globalement doublé depuis 40 ans. Selon René Habert, « il se peut également que le BPA participe à la chute de la production spermatique et à l’augmentation de l’incidence du cancer testiculaire chez l’adulte observé au cours de ces dernières décennies ».

La récente décision d’interdire ce composé tombe donc à pic. En effet, en décembre dernier, le Parlement a votéune loi visant à en interdire définitivement l’utilisation du BPAdans tous les contenants alimentaires, et pas seulement dans les biberons. Son usage est depuis lors interdit depuis le 1er janvier 2013 dans tous les récipients alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, interdiction étendue en janvier 2015, à tous les contenants alimentaires. Une réglementation qui fait de la France un pays pionnier en la matière.

Charlotte Demarti

Article du 17/01/2013

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 22:51

Le Quotidien du Médecin 

http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/le-bisphenol-pourrait-etre-responsable-de-defauts-de-masculinisation?ku=wHvxBCyH-FxEH-IDFz-AAJD-JGKGDGvAAwJw#utm_source=lequotidiendumedecin&utm_medium=email&utm_campaign=news_derniere_heure_qdm

 

Le bisphénol A pourrait être responsable de défauts de masculinisation

 17/01/2013
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Crédit photo : BSIP

L’exposition des testicules fœtaux humains au bisphénol A réduit la production de testostérone et celle d’une autre hormone nécessaire à la descente testiculaire dans les bourses au cours du développement fœtal. Une concentration de bisphénol A égale à 2 microgrammes par litre dans le milieu de culture, qui équivaut à la concentration moyenne généralement retrouvée dans le sang, est suffisante pour induire ces effets.

Ces résultats ont été obtenus en maintenant en vie dans des boîtes de culture et pendant 3 jours des testicules fœtaux humains en présence ou en absence de bisphénol A.

Hypospadias et cryptorchidisme

L’exposition actuelle des femmes enceintes au bisphénol A pourrait être une des causes des défauts congénitaux de masculinisation, type hypospadias et cryptorchidisme, dont la fréquence a globalement doublé depuis 40 ans. Selon René Habert (Inserm 967, CEA, université Paris Diderot), qui publie ses résultats dans la revue Plos One, « il se peut également que le bisphénol participe à la chute de la production spermatique et à l’augmentation de l’incidence du cancer testiculaire chez l’adulte observé au cours des dernières décennies ».

De plus, les chercheurs ont comparé la réponse au bisphénol A des testicules fœtaux humains avec celle des testicules fœtaux de rat et de souris. « Nous avons observé que l’espèce humaine est beaucoup plus sensible au bisphénol A que le rat et la souris. Ces résultats incitent à une grande prudence en toxicologie réglementaire dans l’extrapolation des données obtenues sur l’animal pour définir les seuils d’exposition tolérable en santé humaine ».

› Dr A.T.

PLos One, Décembre 2012, Differential effects of bisphénolA et Diethylstibestrol on Human, Rat and Mouse Fetal Leydig Cell Function

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 22:39

le parisien.fr du 16-1-2013

 

L'Europe envisage d'interdire des pesticides dangereux pour les abeilles

Publié le 16.01.2013, 16h18 | Mise à jour : 18h35

Les conclusions d'une étude de l'autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) à propos de l'impact de certains pesticides sur les abeilles se révèlent «inquiétantes».

Les conclusions d'une étude de l'autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) à propos de l'impact de certains pesticides sur les abeilles se révèlent «inquiétantes». | LP / Olivier Corsan

Zoom
La Commission européenne pourrait proposer d'interdire l'utilisation de certains pesticides après les conclusions «inquiétantes» rendues ce mercredi par l'autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur leur impact létal pour les abeilles. «L'Efsa a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l'impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen», a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen en charge de la  et des Consommateurs.  Cet avis avait été demandé par la Commission.

Une lettre va être adressée «cette semaine» au groupe allemand  et au suisse Syngenta, qui produisent les pesticides comportant les produits incriminés, notamment le Cruiser OSR, pour leur demander de réagir à ce rapport, a annoncé Frédéric Vincent. Les deux groupes ont «jusqu'au 25 janvier pour répondre».

Inscrit à l'ordre du jour du 31 janvier

D'autre part, la Commission européenne a décidé d'inscrire le sujet à l'ordre du jour de la réunion du comité permanent de l'Union Européenne en charge de ces questions prévue le 31 janvier. «La Commission, avec les Etats membres, prendra les mesures qui s'imposent», a conclu le porte-parole.

Des Etats membres ont déjà pris des mesures au plan national. La  a ainsi retiré le 29 juillet 2012 l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son usage pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni. L'Italie et l'Allemagne interdisent l'usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles, et la Slovénie pour toutes les plantes.

L'idée de la Commission européenne est d'établir une ligne de conduite au niveau de l'Union et d'aller si nécessaire vers une interdiction des produits incriminés.

Les abeilles désorientées ne retrouvent plus leurs ruches

Au fil des ans, les études scientifiques ont permis d'établir que les pesticides dits «systémiques» ou «néonicotinoïdes» ont bien un impact létal sur les abeilles, qu'ils désorientent, au point que certaines ne savent plus revenir à leurs ruches. En une quinzaine d'années, leur mortalité est passée de 5 à 30%.

Les apiculteurs ont déjà obtenu le retrait du Régent et du Gaucho (Bayer). Les fabricants insistent de leur côté sur l'impact économique de la suppression de leurs pesticides.

La réponse des industriels

«L'entreprise est prête à coopérer avec la Commission européenne et les Etats membres de l'Union européenne (UE) et à développer des solutions pragmatiques pour aborder les lacunes en termes de données évoquées par l'autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa)», a réagi le groupe allemand Bayer dans un communiqué.

Sa division d'agrochimie, Bayer CropScience, rappelle que les nombreuses données rassemblées par le groupe «ont été examinées par l'UE et les Etats membres et confirment que ses produits ne présentent aucun risque inacceptable». «Nous sommes convaincus que les nouvelles conclusions de l'Efsa ne changent rien à la qualité et à la validité de cette évaluation des risques», a ajouté le groupe. Selon lui, la recherche a montré que plusieurs facteurs expliquent le déclin de la population des abeilles, le principal étant un acarien parasite de l'espèce Varroa.

«Bayer CropScience s'engage à une utilisation responsable des néonicotinoïdes» et investit dans un programme destiné à réduire leurs effets sur les abeilles, a encore affirmé l'entreprise.

LeParisien.fr 

     
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 16:23

Mais les aliments vendus dans le magasin si!!!!

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:22

La loi anti bisphénol A publiée au JO

 

 

La loi interdisant en France le bisphénol A dans les contenants alimentaires a été publiée mercredi au Journal Officiel. La loi avait été adoptée à l'unanimité en deuxième lecture le 13 décembre sur une proposition du député socialiste Gérard Bapt. Le bisphénol A, composant chimique très répandu, se trouve dans les revêtements plastiques internes de canettes et boîtes de conserve, ainsi que dans certaines bouteilles en plastique et dans des composites dentaires. La loi interdit cette substance dès 2013 pour les produits destinés aux bébés et début 2015 pour les autres. De nombreuses études ont montré les dangers du BPA comme perturbateur endocrinien, cancérigène et neurotoxique, et en 2011 un rapport de l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a jugé nécessaire de le remplacer "sans tarder".

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