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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 00:05
Le monde.fr


Nouveaux soupçons sur le bisphénol A
Le Monde.fr | 23.04.2014 à 18h03 • Mis à jour le 23.04.2014 à 18h46 |
Par Hervé Morin
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Le bisphénol A (BPA), cette molécule entrant dans la fabrication de certains plastiques, est présente dans les tissus de 90 % de la population occidentale. C’est un perturbateur endocrinien : ses effets sur le système reproducteur, bien décrits tant chez l’animal que chez l’homme, sont attribués à l’affinité de cette molécule avec les récepteurs à œstrogènes, des hormones sexuelles « mimées » par le BPA. Mais d’autres effets, liés à un autre récepteur, viennent pour la première fois d’être mis en évidence in vivo, chez un modèle animal, le poisson zèbre.
« Nos résultats suggèrent qu’il ne faut pas étudier le bisphénol A avec la seule loupe des questions de reproduction, mais que d’autres effets, sur le métabolisme notamment, doivent être examinés », estime Vincent Laudet, directeur de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (ENS Lyon, CNRS, université Lyon-I), qui a dirigé ces travaux publiés le 22 avril dans le journal de la Fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale.


Ulyana Sergeenko : histoire d'une marque insolite
Le thème du voyage imaginaire à travers l’Asie Centrale, idée centrale de la collection dernière de la jeune marque russe Ulyana Sergeenko, a conquis de nombreux critiques de mode.
L’idée que le BPA puisse interagir avec d’autres récepteurs était dans l’air. Une équipe japonaise a ainsi montré in vitro que le récepteur ERRγ (γ pour gamma) présentait une forte affinité avec le plastifiant. « En 2011, nous venions de découvrir que chez les poissons zèbres, l’exposition au bisphénol A entraînait des malformations des otolithes, des structures minéralisées situées dans l’oreille interne, qui participent à la régulation de l’équilibre, rappelle Vincent Laudet. Nous avons décidé de voir si le récepteur ERRγ n’était pas impliqué. »

L’équipe a utilisé deux approches complémentaires. L’une, pharmacologique, visait à étudier l’affinité de différents bisphénols avec ERRγ. L’autre a consisté à faire varier le niveau d’expression de ce récepteur chez le poisson zèbre et à étudier les effets du BPA. « Nous avons établi que lorsqu’on diminue le nombre des récepteurs, il faut augmenter la dose de bisphénol pour observer un même effet sur l’oreille interne, et inversement », résume Vincent Laudet.


Pour le chercheur, ces observations ont plusieurs conséquence en matière de santé publique. D’une part, la recherche de substituts au BPA par l’industrie du plastique devrait prendre en compte non seulement l’affinité de ces composés avec les récepteurs à œstrogènes, mais aussi avec le récepteur ERRγ. D’autre part, le fait que l’affinité entre ce dernier et le BPA soit 1 000 fois plus forte, in vitro, que celle observée avec les récepteurs à œstrogènes, repose la question des valeurs des doses journalières admissibles dans les aliments. « Cela pourrait expliquer des phénomènes liés à de faibles doses du BPA, l’ERRγ constituant un substrat biologique possible pour ces effets », avance Vincent Laudet.

Lire: Bisphénol A : les toxicologues mis au défi

Surtout, il conviendrait d’élargir le spectre des effets potentiellement attribuables au bisphénol A. « Sur la souris, des travaux viennent de montrer que l’absence de récepteur ERRγ entraîne des problèmes d’audition, précise Vincent Laudet. La question des effets du BPA sur l’audition humaine doit être examinée. » Toujours chez la souris, on a constaté qu’ERRγ était impliqué dans le contrôle de la sécrétion de l’insuline, ce qui renvoie à des effets métaboliques déjà décrits du BPA. Ce récepteur serait-il aussi la clef pour comprendre l’obésité observée chez des nourrissons exposés au bisphénol ?

ÉVALUATION DES RISQUES

Autant de questions, encore sans réponses, posées alors que l’Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA) a lancé une consultation pour nourrir son futur avis sur l’évaluation des risques liés au BPA – avis dont la publication a été repoussée à fin 2014, en raison du nombre de commentaires recueillis. A l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui a émis une opinion critique sur le projet d'avis de l'EFSA, Gérard Lafargue estime que l'étude dirigée par Vincent Laudet est « intéressante, car elle pointe d'éventuels effets métaboliques du bisphénol chez l'animal et l'homme ».

L'Anses avait rendu plusieurs rapports sur ce perturbateur endocrinien qui ont conduit la France, au-delà de l'interdiction européenne dans les biberons en 2011, à bannir en 2013 le BPA dans tous les contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans, une mesure qui sera étendue à tous les contenants alimentaires à compter du 1er janvier 2015. « Ces nouvelles données confortent l'avis de l'Anses », estime Gérard Lafargue.

Pour Gabriel Livera, responsable du Laboratoire de développement des gonades (CEA Fontenay-aux-Roses), qui n’a pas participé à ces travaux, ceux-ci constituent « une avancée majeure et doivent d'ores et déjà attirer l'attention des agences sanitaires ». Pour autant, note-t-il, « il reste du travail » pour passer à d’autres modèles animaux et élargir ces observations à l’homme. Mais si un parallélisme pouvait être établi avec le poisson zèbre, alors celui-ci pourrait devenir « un atout pour un screening rapide de potentielles substances toxiques agissant par les mêmes voies que le BPA ». Un des enjeux concernant le BPA est effectivement désormais de lui trouver des substituts qui soient réellement inertes pour la santé et l'environnement.

Hervé Morin
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:36

 

http://madame.lefigaro.fr/societe/eco-orgasme-230314-846250

 

Certains préservatifs contiennent des perturbateurs endocriniens Photo Tek Image / Science Photo Library / Getty Images

Bisphénol A, phtalates, parabènes, certains préservatifs contiennent des substances chimiques néfastes pour l'organisme. 

Comment parvenir à « l’éco-orgasme », le plaisir écologiquement correct ? C’est ce que propose l’association Génération cobayes qui a lancé jeudi une campagne pour protéger nos hormones en évitant au maximum l’intrusion de substances chimiques dans l’intimité du couple.

Après la gastro-bio, la cosméto-bio, voici venu le temps des capotes-bio. Elles pourraient être une solution à certains produits dangereux pour la santé. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces substances qui sont « capables de modifier le fonctionnement hormonal et d’induire des effets néfastes », rapporte l’AFP. Définies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme, pouvant interférer avec le fonctionnement du système endocrinien »,  elles font souvent partie de la composition des préservatifs, lubrifiants et autres produits intimes. Bisphénol A, phtalates, parabènes envahissent le marché de l’intime sans que le consommateur ne le sache. 
Génération cobayes appellent donc les fabricants à plus de transparence sur la teneur de leur marchandise et la jeune génération à exclure ces ingrédients, conseillant notamment « les préservatifs en latex naturel et les lubrifiants à base d’eau ».

Baisse de la fertilité

L’exposition à ces perturbateurs endocriniens constituerait notamment « l’explication la plus vraisemblable » à la baisse de la fertilité observée en France ces dernières années, a réagi André Cicolella, toxicologue et président de l’association Réseau environnement santé. Entre un quart et un sixième des couples présentent aujourd’hui des difficultés à concevoir des enfants, c’est-à-dire qu’ils se heurtent à l’impossibilité de la conception pendant au moins un an. 
Également pointés du doigt pour expliquer la hausse du nombre de cancers « hormodépendants », principalement les cancers du sein et ceux de la prostate, ces substances ont de quoi inquiéter. Et pour que l’on puisse « tous continuer à se faire du bien sans se faire du mal », Génération cobayes conseille aux couples qui intègrent la nourriture à leur sexualité, de « privilégier l’agriculture biologique et les produits sans additifs ». 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 08:09

 

 

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/03/03/22064-inquietude-autour-maquillages-pour-enfants

Inquiétude autour des maquillages pour enfants

Mots clés : CarnavalMardi grasMaquillage
Par figaro iconRomain David - le 03/03/2014
L'UFC-Que Choisir alerte sur certains kits de maquillage qui peuvent s'avérer particulièrement nocifs pour les plus jeunes. L'association a demandé aux autorités européennes la mise en place d'une réglementation sur ce type de produits qui soit plus protectrice.

 

Pour des milliers d'enfants, le carnaval est l'occasion de se rêver cosmonaute, clown, pompier, princesse ou super-héros… Autant de déguisements que complète souvent du maquillage. Mais à la veille de Mardi Gras, l'UFC-Que Choisir publie une étude sur les dangers des cosmétiques destinés aux enfants, et dont les conclusions sont inquiétantes. Sur la vingtaine de produits testés, au moins la moitié serait susceptible de perturber l'équilibre hormonal des plus jeunes.

L'association s'est penchée sur 10 kits de maquillage pour carnaval et 8 coffrets de maquillages plus spécifiquement destinés aux petites filles, tous sélectionnés en fonction de leur visibilité dans les rayonnages des magasins. Or, au moins neuf de ces produits utilisent des composants, comme certains types de conservateurs, qui même à très faibles doses sont soupçonnés d'interférer avec le développement hormonal. Les parfums employés sont également pointés pour leurs effets allergisants. En première ligne, le rouge à lèvres Hello Kitty pour la chaîne Claire's qui présenterait des taux de concentrations d'allergènes 140 fois supérieurs au seuil à partir duquel les composants incriminés doivent apparaître sur l'étiquetage (10 mg/kg). Enfin, plus de 80% des produits testés renferment des pigments riches en métaux lourds. Le fond de teint noir Cesar cumule à lui seul nickel, cobalt et plomb, un métal qui s'attaque au système nerveux.

Un bilan alarmant

Olivier Andrault, chargé de mission pour l'UFC-Que Choisir, tient à souligner qu'il n'est pas dans les habitudes de l'association de consommateurs de dénigrer un produit en particulier: «C'est assez rare de notre part, en général on désigne les meilleurs choix et pas l'inverse, mais là on ne pouvait pas passer ça sous silence.» En conséquence, l'association a demandé aux autorités européennes la mise en place d'une réglementation sur ce type de produits qui soit plus protectrice des jeunes consommateurs.

L'UFC-Que Choisir rappelle que le maquillage pour les enfants, en raison de la sensibilité particulière de leur peau, doit rester exceptionnel. Même dans ce cas il y a quelques précautions à prendre. Certains ingrédients sont à surveiller, notamment les conservateurs comme les parabènes à longues chaînes, le phnénoxyéthanol ou le méthylisothiazolinone (MIT). Méfiance également autour de la notion «hypoallergénique», qu'apposent de nombreuses marques mais qui n'est soumise à aucune réglementation. Pour autant, certaines marques comme les kits de maquillage à l'eau Goodmark etGrim'tout, ou encore les rouges à lèvre S&Li Cosmetic beauty collection, se distinguent par la quasi absence de substances nocives, et prouvent ainsi qu'il est possible pour l'industrie cosmétique de se passer de certains composants.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:37

 

 

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/qualite-du-sperme-des-differences-d-une-region-a-l-autre-27-02-2014-3629331.php

Qualité du sperme : des différences d'une région à l'autre

27 févr. 2014, 22h53 | MAJ : 28 févr. 2014, 00h21
 
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Le déclin de la qualité du sperme, avec une baisse de près d'un tiers de la concentration en spermatozoïdes déjà constatée en France métropolitaine, est une tendance qui n'épargne pratiquement aucune région mais touche plus particulièrement l'Aquitaine et Midi-Pyrénées, des régions viticoles.AFP/Georges Gobet
Le déclin de la qualité du sperme, avec une baisse de près d'un tiers de la concentration en spermatozoïdes déjà constatée en  métropolitaine, est une tendance qui n'épargne pratiquement aucune région mais touche plus particulièrement l'Aquitaine et Midi-Pyrénées, des régions viticoles. Et les pesticides pourraient y être pour quelque chose. 

Le Dr Joëlle Le Moal de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et ses collègues, qui avaient décrit ce phénomène de diminution de la qualité du sperme dans une vaste étude réalisée sur plus de 26.600 hommes en 2012, affinent leur travail. Ils livrent à présent une analyse au niveau régional, qui vient de paraître dans la revue internationale Reproduction.

Les régions passées au crible

La concentration du sperme a subi une baisse continue, de l'ordre de 1,9% par an, pour atteindre en seize ans environ un tiers, selon la précédente étude portant sur 1989-2005. Le nombre des spermatozoïdes d'un homme de 35 ans est passé de 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme en 1989 à 49,9 M/ml en moyenne en 2005. Les concentrations spermatiques restent en moyenne dans la norme fertile de l'OMS (supérieure à 15 millions/ml), relève toutefois le Dr Le Moal.

Pour la nouvelle étude, assortie de cartes, les auteurs ont repris le même échantillon d'hommes, pour comparer l'évolution des tendances dans 21 régions. L'étude régionale confirme que le déclin de la qualité du sperme «n'épargne pratiquement aucune région», explique le Dr Le Moal. L'Aquitaine et Midi-Pyrénées, les plus touchées, ne font pas partie de celles où la de tabac et d'alcool sont les plus élevées. Elles n'ont pas non plus de fort taux d'excès de poids qui pourraient être mis en cause. Et la période apparaît trop courte pour attribuer cette évolution à une influence génétique.

Des questions en Aquitaine et Midi-Pyrénées

En revanche, ce sont des régions fortement agricoles, ajoute l'épidémiologiste. L'Aquitaine (viticole) est la première région française pour l' dans le secteur agricole et la 2e pour le nombre d'exploitations. Midi-Pyrénées (viticole + arbres fruitiers) est la première région pour le nombre d'exploitations et la deuxième pour la surface cultivée, notent les auteurs. «Les activités viticoles sont celles où l'on utilise le plus de pesticides proportionnellement à la surface», dit-elle. Elle évoque «une exposition globale ubiquitaire de l'ensemble de la population depuis les années 50», aux perturbateurs endocriniens, notamment certains pesticides.

D'où l'hypothèse du rôle de facteurs environnementaux (pesticides, autres produits...) susceptibles de perturber le fonctionnement hormonal, soulevée par les auteurs. «C'est très important de surveiller la qualité du sperme au niveau international maintenant que l'on a des données de sa dégradation en France», souligne Mme Le Moal. C'est justement l'objet d'un réseau «Hurgent» lancé par l'InVS fin 2013 au niveau européen, ajoute-t-elle. 
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:28

 

lemonde.fr/societe/article/2014/02/27/les-francais-inegaux-devant-la-baisse-de-la-qualite-du-sperme_4374235_3224.html?xtmc=spermatozoide&xtcr=1

 

Les Français inégaux devant la baisse de la qualité du sperme

LE MONDE | 27.02.2014 à 11h22 • Mis à jour le 27.02.2014 à 14h52 |Par Paul Benkimoun

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Quasiment aucune région française n'y échappe : la qualité du sperme décline. Une forte baisse de la concentration de spermatozoïdes – de près d'un tiers sur une période de seize ans – avait déjà été constatée au niveau national. Le phénomène a cette fois été analysé au niveau régional par une équipe réunissant des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chargés de la base de données « Fivnat ».

Mise en ligne lundi 24 février sur le site de la revue Reproduction, leur étude met en évidence que la tendance n'épargne aucune région, mais souligne des disparités. L'Aquitaine et Midi-Pyrénées présentent un déclin plus marqué que la moyenne.

Pour les auteurs, ces résultats renforcent l'hypothèse d'un effet d'une exposition environnementale à des perturbateurs endocriniens. Ces deux régions ont en effet une forte vocation agricole et la population y est particulièrement exposée aux pesticides.

 

 

En décembre 2012, le docteur Joëlle Le Moal de l'InVS et ses collègues avaient publié dans Human Reproduction les résultats d'une étude de grande ampleur portant sur 26 000 hommes. Ils faisaient partie de couples ayant participé à un programme d'assistance médicale à la procréation (AMP) dans les 126 principaux centres de France métropolitaine, entre le 1er janvier 1989 et le 31 décembre 2005.

L'avantage de ce choix était de disposer pour chacun des participants de deux spermogrammes, ce qui renseignait sur la concentration en spermatozoïdes du sperme, sur leur morphologie (normale ou non) et leur motilité, soit leur aptitude à se déplacer. N'avaient été inclus que les hommes dont la partenaire était définitivement stérile. Les chercheurs justifiaient ce critère par le fait que les participants sélectionnés n'avaient a priori aucune raison d'avoir une qualité de sperme différente de celui de la population masculine générale.

L'étude avait montré « une diminution significative et continue de la concentration du sperme atteignant 32,2 % sur la période étudiée ». Pour un homme de 35 ans, la concentration moyenne passait de 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre (ml) de sperme en 1989 à 49,9 millions/ml en 2005. Fait notable, les auteurs constataient un déclin régulier d'en moyenne 1,9 % par an.

 PAS D'INFLUENCE DE FACTEURS GÉNÉTIQUES

De même, le pourcentage de spermatozoïdes ayant une morphologie normale était passé de 60,9 % en 1985 à 39,2 % en 2005. Même si ces données restaient loin des niveaux où l'on commence à parler d'infertilité (en dessous de 20 millions/ml), elles n'en constituaient pas moins le marqueur d'une évolution défavorable.

Dans la nouvelle étude, « nous avons repris exactement le même échantillon et avons comparé la dynamique des tendances dans les 21 régions de France métropolitaine », explique le docteur Le Moal. L'influence de facteurs génétiques ne peut pas jouer fortement sur une période de seize ans, indique la chercheuse. L'explication relève donc plus vraisemblablement de facteurs environnementaux ou comportementaux.

« Le caractère ubiquitaire de la baisse est compatible avec l'effet de facteurs environnementaux à l'oeuvre sur tout le territoire », souligne le docteur Le Moal. Toutefois, certaines régions sortent du lot. L'Aquitaine présente une tendance linéaire plus prononcée à une diminution de la concentration en spermatozoïdes. Pour Midi-Pyrénées, qui avait la valeur moyenne la plus basse en 1989, la baisse s'est poursuivie et la région se situait toujours au dernier rang en 2005.

 EVOLUTION POSITIVE EN FRANCHE-COMTÉ ET EN BRETAGNE

Ces deux régions présentaient également une tendance plus marquée que l'ensemble du territoire à une diminution du pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale. La Franche-Comté et la Bretagne ont connu au contraire une évolution positive.

Les populations des deux régions où l'étude met en lumière des évolutions négatives importantes n'ont pas de particularités physiques, notamment pour leur indice de masse corporelle. Ces territoires ne font pas non plus partie de ceux où les taux de consommation de tabac ou d'alcool sont les plus élevés. Les auteurs cherchent plutôt l'explication du côté des facteurs environnementaux.

Aquitaine comme Midi-Pyrénées sont fortement agricoles : l'Aquitaine est la première région française pour l'emploi dans ce secteur et la deuxième pour le nombre d'exploitations ; Midi-Pyrénées est la première région pour le nombre d'exploitations et la deuxième pour la surface cultivée, précisent les auteurs de l'étude.

Elles présentent une population importante susceptible d'être exposée à des produits tels que les pesticides, pouvant perturber le bon fonctionnement hormonal. Leurs activités viticoles « sont celles où l'on utilise le plus de pesticides proportionnellement à la surface agricole », précise Joëlle Le Moal.

« Il est très important de surveiller la qualité du sperme, car c'est un biomarqueur sensible aux expositions environnementales et corrélé à l'espérance de vie », insiste le docteur Le Moal. C'est l'objet du Réseau santé reproductive humaine et environnement général (dont l'acronyme en anglais est Hurgent), lancé en décembre 2013, par l'InVS, à l'échelon européen.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:25

 

tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140228.OBS8060/la-mauvaise-qualite-du-sperme-due-aux-pesticides.html

 

La mauvaise qualité du sperme due aux pesticides ?

Le Nouvel Observateur avec AFP

 Voir tous ses articles

Publié le 28-02-2014 à 07h32

La concentration du sperme subit une baisse continue. Le nombre des spermatozoïdes d'un homme de 35 ans est passé de 73,6 millions de spermatozoïdes par ml de sperme en 1989 à 49,9 M/ml en 2005.

La concentration du sperme a subi une baisse continue, d'environ un tiers, en 16 ans. (DURAND FLORENCE/SIPA)La concentration du sperme a subi une baisse continue, d'environ un tiers, en 16 ans. (DURAND FLORENCE/SIPA)
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 12:21
Le crabe et l'éléphant
LE MONDE | 08.02.2014 à 12h09 • Mis à jour le 08.02.2014 à 19h18 |
Par Stéphane Foucart
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« Un éléphant dans le salon. » Les anglophones ont la chance de disposer de cette expression qui décrit à merveille les situations dans lesquelles un problème est trop important pour ne pas être remarqué et où, dans le même temps, se dégage une sorte de consensus tacite pour estimer sa résolution illusoire. Le pachyderme peut s'installer tranquillement dans le petit salon : les convives poursuivent leurs conversations l'air de rien, chacun feignant d'ignorer sa présence. Il s'agit de ne pas être l'idiot qui, le premier, proposera aux autres de procéder à la délicate exfiltration de l'animal.

Il y a un peu de cela dans le plan cancer rendu public le 4 février. Bien sûr, il faut reconnaître que le texte a été largement salué pour ses ambitions premières : réduire les inégalités d'accès aux soins, améliorer les conditions de vie matérielles des malades, lutter contre le tabagisme (première cause de mortalité évitable), etc. Rompant avec un concert de louanges sans doute mérité, le Réseau environnement santé (RES) fait remarquer de son côté que deux éléphants sont bel et bien là, au milieu du salon.

Le premier est le cancer du sein, le second celui de la prostate. Ce sont les deux cancers les plus fréquents. Ce sont aussi ceux dont l'incidence (les nouveaux cas diagnostiqués par an) a le plus fortement augmenté au cours des dernières années, malgré la prise en compte du vieillissement de la population.

LA FRANCE EST LE TROISIÈME PAYS LE PLUS TOUCHÉ

Pour le cancer du sein, la France est le troisième pays le plus touché dans le monde. Pour le cancer de la prostate, notre pays réalise l'exploit d'occuper les première (Martinique) et troisième (France métropolitaine) marches de ce sinistre podium.

Pourquoi une telle épidémie de ces cancers hormono-dépendants ? L'exposition diffuse aux produits dits « perturbateurs endocriniens » (certains pesticides, matériaux au contact des aliments, solvants, etc.) est l'un des principaux suspects. Il n'y a bien sûr pas de preuve épidémiologique définitive de ce lien. Et il n'y en aura sans doute jamais, du fait de l'ubiquité et des subtils modes d'action de ces molécules – effets différés, action à faibles doses pendant la période périnatale, etc. Cependant, les éléments de preuve rassemblés en février 2013 dans le rapport de l'Organisation mondiale de la santé et du programme des Nations unies pour l'environnement justifient amplement des mesures de prévention.

Or de cela, relève le RES, le plan cancer ne dit rien ou presque. Il renvoie à la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, mais celle-ci, qui était attendue à l'automne 2013, n'existe toujours pas… Dommage.

Certes, les cancers du sein et de la prostate sont de mieux en mieux soignés. Certes, le tabac et l'alcool sont les principaux tueurs. Mais est-il juste que ceux qui ont décidé de ne pas prendre ces risques en courent d'autres, à leur insu ?

foucart@lemonde.fr

Stéphane Foucart
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 16:04

 

http://reseau-environnement-sante.fr/

BISPHÉNOL A : L’EFSA RÉVISE SA DJA MAIS CONTINUE DE NIER 95 % DES DONNÉES SCIENTIFIQUES PUBLIÉES

Le 17 janvier dernier, l’EFSA a publié son avis sur l’évaluation des risques liés au bisphénol A et abaisse la Dose Journalière Admissible (DJA) d’un facteur 10. Pour arriver à cette conclusion, l’EFSA continue de s’appuyer sur les 2 mêmes études que dans son précédent rapport. Ces études datant de 2002 et 2008 ont été faites par la même auteure (Rochelle Tyl) travaillant dans un laboratoire dépendant de l’industrie chimique [1] [1']. Ces études ont fait l’objet de critiques répétées publiées dans la presse scientifique mettant en évidence le caractère frauduleux de leur conception destinée à ne rien pouvoir mettre en évidence [2]. « De telles études violent les principes de base de conception des études » affirment les signataires qui représentent les scientifiques ayant publié sur le bisphénol A. La principale critique est que ces études n’ont testé que des fortes doses. Cette approche ne permet pas de voir les effets survenant à faible dose (une des caractéristiques majeures des perturbateurs endocriniens). De fait, contre toute évidence, l’EFSA continue de nier le caractère de perturbateur endocrinien du BPA.

« 95 % des 900 études publiées sur la toxicité du bisphénol A montrent des résultats positifs. » rappelle André Cicolella, toxicologue et président du Réseau Environnement Santé. « Certes l’EFSA admet l’émergence de nouvelles preuves indiquant des effets du BPA sur la reproduction, le métabolisme, le système immunitaire et des effets neurocomportentaux et cardiovasculaires, mais par quelques tours de passe-passe, ces effets ne sont pas retenus comme pertinents ». Le Réseau Environnement Santé dénonce ici une expertise qui ne tient pas compte de la réalité des données scientifiques. En savoir plus

 
 
   

ASPARTAME ET EFSA : COMBIEN DE TEMPS LA FRAUDE VA-T-ELLE ENCORE DURER?

L’EFSA (agence européenne pour la sécurité de l’alimentation) a rendu fin 2013 son rapport sur la réévaluation de l’aspartame. L’avis de l’EFSA ne répond pas aux critiques graves qui lui ont été faites publiquement par le RES. Le rapport conclut ainsi que « que la dose journalière acceptable (DJA) actuelle de 40 mg/kg de poids corporel/jour constitue une protection adéquate pour la population générale ». Or cette DJA repose sur des rapports issus de l’industrie datant de 1973 et 1974 qui n’ont jamais été publiés dans une revue scientifique, ce qui signifie qu’ils n’ont jamais fait l’objet d’une évaluation indépendante par les pairs, ce qui est pourtant la première étape d’une évaluation des risques.

Le rapport continue d’écarter des études animales publiées dans les meilleures revues de santé environnementale montrant la cancérogénicité sur le rat et la souris (lymphomes et leucémies), alors qu’une étude épidémiologique portant sur 122 000 personnes consommateurs de boissons avec édulcorant a confirmé la survenue de lymphomes et de leucémies. Les études épidémiologiques portant sur la prématurité liée à la consommation de boissons avec édulcorant par la femme enceinte sont également écartées sans raison. D’autres études sont mises de cotés sans que l’EFSA ne justifie leur exclusion.

En conclusion, l’EFSA continue de produire des avis au mépris des règles de base de la déontologie de l’expertise et de couvrir ainsi une fraude manifeste. Elle continue d’écarter les études qui mettent en cause le choix de la DJA de 40 mg/kg/j le plus souvent sans raison. C’est un processus de même type qui est en cours avec le bisphénol A, pour lequel l’EFSA continue d’ignorer 95 % de la littérature scientifique. En savoir plus

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:01

 

http://reseau-environnement-sante.fr/2013/09/30/dossiers-par-themes/le-commissaire-potocnik-sengage-sur-les-pe-aux-10ans-de-heal/

 


PERTURBATEURS ENDOCRINIENS : 
le lobbying s’intensifie, 
la Commission recule

Depuis l’été 2013, le lobbying contre le projet de réglementation communautaire transversale sur les perturbateurs endocriniens s’est considérablement intensifié – ceci n’est pas étranger aux négociations en cours de l'accord commercial transatlantique (Trans-Atlantic Free Trade Agreement – TAFTA) dans lesquelles transparaît l’hostilité générale des milieux industriels aux acquis environnementaux de l’UE (principe de précaution, législation sur la base du danger, …).
Ce lobbying prend toutefois une tournure malsaine lorsqu’il semble instrumentaliser une partie de la communauté scientifique : ainsi, l’attaque la plus virulente contre la future réglementation est venue de 18 toxicologues cosignataires d’un éditorial accusateur, reproduit pendant l’été dans pas moins de 14 revues scientifiques ; une démarche inédite, très critiquée (plus d'infos) et aux motivations suspectes d’après l’enquête de la journaliste Stéphane Horel (Lire l'enquète).
Néanmoins, ces attaques portent leurs fruits et la Commission a choisi de passer outre l’échéance d’élaboration des critères de définition des PE, fixée à décembre 2013 par les règlements « biocides » et « pesticides », et de repousser cet exercice après la publication d’une étude d’impact aux contours encore flous ; pour les ONG, il s’agit d’une mesure dilatoire, préalable inquiétant à des renoncements réglementaires aux dépens de la santé des européens. Interpelé, le Commissaire Potocnik s’est engagé à la publication d’une communication stratégique d’ici la fin de l’année afin de garantir que les élections européennes à venir ne menacent pas la poursuite des travaux (plus d'infos).
La coalition EDC-Free Europe, dont fait partie le RES, a rappelé au Président de la Commission, JM Barroso, que la société civile restera vigilante et mobilisée : en savoir plu
s

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:58

 

https://dub123.mail.live.com/default.aspx#n=784219599&fid=1&mid=15df2cef-52be-11e3-8325-00237de4a62a

 

Peter Goodwin
TOP STORY Thursday 21 November 2013

> PRETERM BIRTH:
Phthalate exposure associated with increased odds of preterm birth.

 
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