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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:18

 

http://www.liberation.fr/terre/2012/10/09/le-senat-donne-un-sursis-d-un-an-au-bisphenol-a_852149

Le Sénat donne un sursis d’un an au bisphénol A

9 octobre 2012 à 22:46
Du bisphénol A, un composant chimique qui se trouve dans les revêtements plastiques internes de canettes et boîtes de conserve, le 9 octobre.
Du bisphénol A, un composant chimique qui se trouve dans les revêtements plastiques internes de canettes et boîtes de conserve, le 9 octobre. (Photo Remy Gabalda. AFP)

Santé. L’interdiction totale de la substance dans les contenants alimentaires a été repoussée à 2015 pour que les industriels s’adaptent.

Par ÉLIANE PATRIARCA

Le Sénat a adopté hier soir, à l’unanimité et en première lecture, la proposition de loi socialiste interdisant le bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires. Mais les sénateurs ont modifié le texte voté il y a un an par les députés : ils ont accordé le sursis réclamé par les industriels et repoussé l’entrée en vigueur de l’interdiction générale du composé chimique au 1er juillet 2015 au lieu du 1er janvier 2014. La France a déjà, en juillet 2010, à l’initiative d’une proposition de loi sénatoriale, suspendu la commercialisation des biberons contenant du BPA. Une mesure étendue à toute l’Union européenne en janvier 2011 par une directive.

Toxique. Le bisphénol A - substance chimique très répandue - sert à la fabrication des polycarbonates, plastiques solides et transparents utilisés dans les récipients pour micro-ondes, les bonbonnes d’eau ou le matériel médical, et certaines résines époxy qui tapissent boîtes de conserve et canettes. Mais c’est aussi un toxique qui chamboule notre système hormonal. La contamination s’effectue par l’alimentation : sous l’effet de la chaleur, le BPA migre du contenant à l’aliment ou à la boisson. Il est mis en cause dans l’apparition de cancers, de diabètes, de cas d’obésité, de troubles de la reproduction et du comportement. En 2011, un rapport de l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) avait d’ailleurs jugé nécessaire de le remplacer «sans tarder».

«Face à de telles incertitudes, il serait irresponsable de ne pas appliquer strictement le principe de précaution», déclarait hier la ministre de la Santé, Marisol Touraine. «Aujourd’hui, nous savons que le BPA est un perturbateur endocrinien, qu’il est cancérigène, qu’il est neurotoxique» et que ses effets «sont héréditaires et transgénérationnels, même à des niveaux d’exposition très faibles»,martelait la sénatrice écologiste Aline Archimbaud.

Il y a un an, c’est à l’unanimité que les députés avaient adopté la proposition de loi de Gérard Bapt pour l’interdiction dès 2013 du BPA dans les contenants alimentaires pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans, et dès janvier 2014 pour les autres.

«Si c’est appliqué et voté en l’état, on sera obligé d’arrêter nos activités», expliquait à l’AFP Olivier Draullette, délégué général du SNFBM, le syndicat des fabricants de boîtes et emballages métalliques. Mais, mercredi dernier, la commission des affaires sociales du Sénat préférait repousser au 1er janvier 2015 l’interdiction générale pour permettre aux industriels de s’adapter.

«Raisonnable». Hier, plusieurs sénateurs, notamment Gérard Dériot (UMP), Muguette Dini (centriste) ou Gilbert Barbier (RDSE, à majorité PRG) ont demandé un report encore plus important. La ministre de la Santé s’y est opposée, jugeant «raisonnable»la date du 1er janvier 2015, de même que la rapporteure PS, Patricia Schillinger. Finalement, la majorité des sénateurs a voté la prolongation du report d’un an.

Il n’y a en revanche pas eu de débat concernant la partie de la proposition de loi qui concerne les enfants de moins de 3 ans, plus vulnérables que les adultes : les produits contenant du BPA qui leur sont destinés devraient être interdits dès 2013.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:17

 

http://lci.tf1.fr/science/sante/le-senat-adopte-le-texte-limitant-l-usage-du-bisphenol-a-7574984.html

Le Sénat adopte le texte limitant l'usage du bisphénol A

Mis en ligne le 09 octobre 2012 à 19h33, mis à jour le 09 octobre 2012 à 19h42
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Tags :  bisphénol a , plastiques ,biberons , inserm , sénat
Déjà adoptée par les députés, la proposition de loi visant à interdire la substance chimique dans les plastiques alimentaires a été adoptée par les sénateurs. Si les scientifiques ne cessent d'évoquer les risques sanitaires du produit, les industriels se demandent par quoi le remplacer ?

Bouteilles, gobelets, boîtes de conserve, canettes, CD, sèche-cheveux, lunettes de soleil, tickets de caisse : lebisphénol A se cache un peu partout. La proposition de loi, déjà adoptée par l'Assemblée nationale l'an dernier, interdit la présence de bisphénol A (BPA) dans les plastiquesalimentaires d'ici à 2015. Le Sénat l'a adoptée à son tour... à l'unanimité!
 
Les sénateurs ont notoirement modifié le texte voté il y a un an par les députés. Ils ont notamment interdit l'ensemble des substances cancérogènes et perturbateurs endocriniens dans les dispositifs médicaux destinés aux nourrissons, jeunes enfants et femmes enceintes, à partir du 1er juillet 2015.

Pourquoi ? Bien qu'il rende le plastique "incassable" et résistant à la chaleur, le bisphénol A fait l'objet d'un débat sur les risques pour la santé. Pour Bernard Jégou, directeur de recherche sur la reproduction humaine à l'Inserm, on dispose aujourd'hui de "solides arguments" scientifiques à l'encontre du BPA. Ce qui justifierait l'interdiction du produit, a expliqué le chercheur à l'AFP.
 
Les biberons: un premier pas insuffisant et incohérent
 
Parmi les risques encourus, le BPA serait toxique pour la 
reproduction. Il augmenterait les risques de cancer, de maladies cardiovasculaires et même d'obésité. Le bisphénol A serait aussi à l'origine de certains troubles du comportement de l'enfant dont la mère a été exposée au produit.  
La contamination est principalement d'origine alimentaire (boîtes de conserve, canettes, bouteilles d'eau). En juin 2010 la fabrication de biberons contenant du bisphénol A devenait interdite en France. Cela avait provoqué une polémique au sein de certaines organisations de santé qui y voyaient une incohérence. L'Inserm évoquait une insuffisance de la loi puisque le "BPA est capable de passer la barrière placentaire", avait décrié l'institut public.
 
Sans le recul et l'expérience, trouver un produit qui ait moins de risque est un challenge 
 
Mais il y a aussi un facteur pratique. Interdire les biberons ayant du bisphénol A est une chose, interdire la fabrication de tous les plastiques alimentaires avec du BPA est plus compliqué. Les entreprises devront d'abord trouver une alternative au BPA, ce qui exige une série de tests et de contrôles avant la mise sur le marché de nouveaux produits. 
 
"Notre grande inquiétude, c'est de commercialiser un produit sur lequel on a moins de recul que ceux qui sont utilisés, et qui pourrait être moins sûrs que les produits actuels." a confié Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires, au Parisien. 
 
Tupperware : en avant-première du processus 
 
Cependant certaines entreprises ont déjà entrepris de retirer la substance de leurs produits, comme la marque "Tupperware". Avec cette longueur d'avance de certains industriels (français et étrangers), le reste pourraient voir une mise à l'épreuve de leur compétitivité.     

Cette proposition de loi qui est soutenue par l'actuel gouvernement, est avant tout une mesure de précaution puisqu'il n'y a pas de preuve "directe" qui lie le BPA aux risques de santé.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:14

 

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/10/09/le-senat-adopte-le-texte-d-interdiction-du-bisphenol-a-dans-les-contenants-alimentaires_1772668_1650684.html

 

Bisphénol A : le Sénat adopte l'interdiction dans les contenants alimentaires

Le Monde.fr avec AFP | 09.10.2012 à 21h45 • Mis à jour le 09.10.2012 à 23h39

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Le bisphénol A est présent dans de nombreux emballages alimentaires.

 

La France a fait mardi 9 octobre un nouveau pas vers l'interdiction générale du bisphénol A dans les contenants alimentaires, avec le vote à l'unanimité, en première lecture par le Sénat, d'une proposition de loi en ce sens. Mais le Sénat a été plus loin que prévu par le gouvernement en adoptant une mesure d'interdiction, à partir du 1er juillet 2015, de tous les dispositifs médicaux contenant non seulement du bisphénol mais aussi tout autre perturbateur endocrinien et substance cancérogène, destinés aux bébés et femmes enceintes.

Le gouvernement a également été mis en minorité sur un autre amendement repoussant l'entrée en vigueur de l'interdiction générale du bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires du 1er janvier 2014 au 1er juillet 2015. Le Sénat a toutefois maintenu l'interdiction du BPA dès 2013 pour les contenants destinés aux enfants de moins de 3 ans.

COMPOSANT CHIMIQUE TRÈS RÉPANDU

Le texte va maintenant repartir pour une deuxième lecture à l'Assemblée nationale."La France sera le premier pays au monde à adopter une mesure aussi générale", a souligné la rapporteure du texte, la socialiste Patricia Schillinger. La France a déjà, en juillet 2010, à l'initiative d'une proposition de loi sénatoriale, suspendu la commercialisation des biberons au BPA, mesure étendue à toute l'Union européenne en janvier 2011 par une directive européenne. Le bisphénol A, composant chimique très répandu, se trouve dans les revêtements plastiques internes de canettes et boîtes de conserve, ainsi que dans certaines bouteilles en plastique et dans des composites dentaires.

Les industriels de la plasturgie ont déploré ce vote, rappelant que "l'Académie nationale de médecine, dans un rapport du 8 novembre 2011, jugeait [l'interdiction]irréaliste en l'absence de produits de remplacement ayant fait la preuve de leur efficacité et de leur innocuité'""Or, la nouvelle version de la proposition de loi ne conditionne pas l'interdiction à la validation de l'innocuité des substituts", ont déploré les professionnels, regrettant que le gouvernement et les sénateurs"répondent à une volonté d'affichage politique".

Lire le compte-rendu : Le Sénat examine l'interdiction du bisphénol A des contenants alimentaires

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:00

 

http://lci.tf1.fr/lexique/b/le-bisphenol-a-6732884.html

Le bisphénol A

Mis en ligne le 28 septembre 2011 à 15h37, mis à jour le 09 octobre 2012 à 15h12
Les fillettes exposées au bisphénol A, lorsqu'elles étaient in utero, montrent davantage de troubles comportementaux à l'âge de 3 ans, selon une étude publiée lundi.LCI

Dernières infos

  • Le bisphénol A, en ligne de mire des sénateurs
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  • Bisphénol A: vers une législation plus stricte?
Tags :  risque sanitaire ,bisphénol a
Le bisphénol A, un composé chimique très répandu dans les objets de la vie quotidienne et notamment dans les contenants alimentaires, fait peser des risques "avérés" aux animaux et "suspectés" aux êtres humains, selon un rapport de l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et de l'alimentation (Anses).

- Où le trouve-t-on ?

Les deux-tiers de la production mondiale de BPA sont destinés à la fabrication de polycarbonate de la famille des thermoplastiques, qui résistent à la chaleur et aux chocs. Ils se retrouvent dans les CD, DVD, prises électriques ou interrupteurs, boîtiers électroniques, panneaux solaires, parechocs de voitures et parebrises de moto... Il y en a aussi dans les récipients alimentaires tels que les bonbonnes d'eau, les articles de vaisselle, les portes de micro-ondes, les équipements et emballages médicaux, les équipements optiques (lunettes, montures), des articles de sport, des meubles et de la décoration.

Les résines époxydes -avec capacité de protection contre la corrosion et stabilité thermique- sont une autre utilisation majeure du BPA. On les retrouve dans les raquettes de tennis et planches de surf, les cartes et circuits imprimés, les revêtements d'ustensiles de cuisson, l'intérieur des boîtes de conserves et des canettes, des capsules métalliques de bouteille ou de pots de verre... Il y en a aussi dans les équipements électro-ménagers, les équipements de chauffage et de ventilation, les colles, mortiers, vernis et mastics, l'encre d'imprimerie, les canalisations d'eau potable, les fibres de verre de construction...
   
- Quels risques pour la santé ?

Chez l'être humain il n'y a pas à ce jour d'effets avérés. Les effets suspectés sont, chez la femme, des anomalies de la maturation ovocytaire dans un contexte de procréation médicalement assistée, et chez l'homme et la femme des pathologies cardiovasculaires et du diabète. Des effets sur le système reproducteur masculin sont dits "controversés", les études sur lesquelles on peut se fonder n'étant pas totalement convergentes.

Chez l'animal, sont avérés pour le mâle la diminution de la production spermatique après exposition à l'âge adulte, pour la femelle l'augmentation de la survenue de kystes ovariens, les modifications de la muqueuse de l'utérus, l'avancement de l'âge de la puberté. Sont avérés chez mâle et femelle des effets sur le développement cérébral après exposition périnatale, sur la lipogenèse, avec tendance à la surcharge pondérale, sur l'induction d'un profil prédisposant à l'allergie. Effets avérés aussi chez les rongeurs sur l'accélération de la formation de la glande mammaire et sur le développement de lésions. Des effets sont suspectés sur le système reproducteur mâle après exposition pendant la période pubertaire, et pour la femelle sur le comportement maternel. Des effets sont suspectés aussi sur l'inflammation de l'intestin et la perméabilité intestinale, et, chez le mâle, sur l'apparition de lésions de la prostate. Les femelles sont suspectées de courir plus de risques de tumeur du sein. Les effets sont dits controversés chez l'animal sur le poids des organes reproducteurs, l'anxiété, les marqueurs de maturité sexuelle, le poids de la prostate...


Plus d'infos sur Le bisphénol A

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 15:55

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/09/le-senat-examine-l-interdiction-du-bisphenol-a-des-contenants-alimentaires_1772053_3244.html

 

Le Sénat examine l'interdiction du bisphénol A des contenants alimentaires

Le Monde.fr avec AFP | 09.10.2012 à 13h48 • Mis à jour le 09.10.2012 à 14h33

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Le bisphénol A est présent dans de nombreux emballages alimentaires.

 

La bataille contre le bisphénol A se poursuit. Un an après l'Assemblée nationale, leSénat examine, mardi 9 octobre, une proposition de loi socialiste qui veut bannird'ici à 2015 ce composant chimique très répandu dans les contenants alimentaires.

  • Qu'est-ce que le bisphénol A ?

Le bisphénol A (BPA) est un produit de synthèse largement utilisé dans la fabrication des plastiques depuis la fin des années 1950. Son marché mondial est estimé à 3,8 millions de tonnes produites par an.

On trouve ce mélange de phénol et d'acétone dans une multitude de secteurs : il entre notamment dans la composition de plastiques très résistants de type polycarbonate, qui servent à la fabrication de bombonnes et bouteilles d'eau réutilisables. On en trouve également dans les résines époxydes, ou vernis, qui tapissent l'intérieur des boîtes de conserve en métal, des canettes de boisson, des couvercles de bocaux ou des capsules de bouteilles. Selon l'agence de l'alimentation (Anses), on trouve encore en France du BPA dans certains jouets et articles de puériculture, voire dans les tickets de caisse des supermarchés et possiblement le matériel médical.

  • Pourquoi pourrait-il être interdit dans les contenants alimentaires ?

Le BPA, qui a tendance à migrer dans la nourriture et les boissons, est considéré comme un perturbateur endocrinien, c'est-à-dire une substance interférant avec le système hormonal et capable de produire des effets nocifs à très faibles doses sur l'organisme.

Depuis les années 1990, ses effets ont été prouvés sur les animaux puis sur les hommes dans de très nombreuses études scientifiques. "Des tendancesrécentes de maladies humaines peuvent être mises en relation avec les effets indésirables des faibles doses de BPA observés sur l'animal : par exemple, l'augmentation des cancers du sein et de la prostate, les malformations uro-génitales chez les garçons, le déclin de la fertilité, l'avancement de la puberté chez les filles, les désordres métaboliques comme le diabète de type 2 et l'obésité, de même que des problèmes comportementaux comme le déficit d'attention et l'hyperactivité", écrivent en 2006 près de quarante chercheurs internationaux dans un rapport publié dans la revue Reproductive Toxicology.

Lire l'enquête du Monde : Bisphénol A, les dessous d'un scandale sanitaire

Un avis partagé par l'Anses, qui assurait en septembre 2011 disposer de"suffisamment d'éléments scientifiques" pour "agir dans une logique de prévention" et remplacer le bisphénol partout où on peut le faire. Son objectif prioritaire étant de limiter l'exposition des femmes enceintes et allaitantes ainsi que des jeunes enfants. Depuis, sur la base des travaux disponibles, l'Anses a demandé à l'Europe de classer le BPA comme "toxique pour la reproduction" et non plus "suspecté" de l'être. La suspension de la commercialisation des biberons au BPA, en vigueur en France depuis juillet 2010, a par ailleurs été étendue à toute l'Union européenne en janvier 2011 par une directive européenne.

Lire : Même à faible dose, le bisphénol A constitue un danger pour l'homme (édition Abonnés)

Mais les effets du bisphénol A ne s'arrêtent pas aux jeunes enfants. C'est ainsi l'ensemble de la population qui est exposée. Selon une étude publiée en 2005 dans Environmental Health Perspectives, le BPA est présent dans les urines de 95 % de la population occidentale. Et ses effets pourraient être transmis sur plusieurs générations. Une étude parue en juin dans la revue Endocrinology avait ainsi prouvé que les rongeurs exposés in utero au BPA présentent plus tard dans leur vie des troubles comportementaux qu'ils transmettent à leur descendance, quand bien même celle-ci n'a pas été exposée.

Lire : Les effets du bisphénol A sont transgénérationnels

  • Quel est le calendrier pour l'application de la proposition de loi socialiste ?

La proposition de loi socialiste prévoyant une suspension de la fabrication, l'importation et l'exportation des contenants alimentaires produits avec du bisphénol A, qui avait reçu le soutien du gouvernement de François Fillon, avait été adoptée à l'unanimité le 12 octobre 2011 par les députés. Néanmoins, elle n'avait pas été ensuite inscrite aux travaux du Sénat lors de la précédente législature.

Lire : Les députés votent l'interdiction du bisphénol A dans les emballages alimentaires

Mercredi, la commission des affaires sociales du Sénat a modifié le texte en repoussant de 2014 à 2015 l'interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires. Toutefois, la commission a maintenu à 2013 cette interdiction pour les contenants de produits destinés aux enfants de moins de 3 ans. Pour expliquerce report, la commission sénatoriale a précisé être "consciente des difficultés que cette application du principe de précaution peut entraîner pour les industriels". Mardi 9 octobre, les sénateurs doivent donc voter le texte, avant qu'il ne soit transmis à l'Assemblée en deuxième lecture.

  • Comment le bisphénol A peut-il être remplacé ?

Pour les industriels, ce calendrier s'avère "incompatible avec la réalité industrielle", qui exige de très nombreux essais et contrôles avant la mise sur le marché de nouveaux produits de substitution. "Si c'est appliqué et voté en l'état, on sera obligé purement et simplement d'arrêter nos activités", lance Olivier Draullette, délégué général du SNFBM, le syndicat des fabricants de boîtes et emballages métalliques. "On ne traîne pas (...) On travaille, mais ce qu'on demande, c'est le droit de faire notre travail consciencieusement", poursuit-il. Compte tenu des volumes considérables en jeu, les industriels de l'emballage métallique insistent sur les "contraintes de sécurité très fortes".

La situation est complexe puisque les industriels de l'emballage métallique ont identifié quatre familles de résines pouvant être substituées à l'actuelle résine au bisphénol A. Chacune doit être testée en fonction de la denrée alimentaire avec laquelle elle sera en contact : "on est obligé d'avoir un minimum de recul" compte tenu du "spectre alimentaire français qui est très large et des dates limites deconsommation qui sont très longues", selon le SNFBM.

La tonalité est très voisine dans l'industrie agro-alimentaire qui utilise ces emballages. "Notre grande inquiétude, c'est de commercialiser un produit sur lequel on a moins de recul que ceux qui sont utilisés, et pourrait être moins sûr que les produits actuels", explique Jean-René Buisson, le président de l'Association nationale des industries alimentaires.

"A force de traîner les pieds et de faire de la résistance, les industriels français vont prendre du retard sur les entreprises étrangères, notamment américaines, qui proposent déjà des produits garantis sans BPA", estime le député socialiste Gérard Bapt, à l'origine de la proposition de loi, dans Le Parisien. Et le quotidien deciter des exemples : aux Etats-Unis, une marque bio de luxe commercialise ainsi des boîtes en acier tapissées à l'intérieur d'une résine naturelle. En France, la société Tupperware a aussi pris les devants en remplaçant tous ses produits conçus à base de polycarbonate par des produits en polyester thermoplastique garantis sans BPA.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 15:52

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/10/09/19265-senat-face-casse-tete-linterdiction-bisphenol

 

Le Sénat face au casse-tête de l'interdiction du bisphénol A

Par figaro iconPauline Fréour - le 09/10/2012
Le Sénat examine ce mardi une proposition de loi sur l'interdiction dans les contenants alimentaires de ce composé chimique, soupçonné de causer de multiples troubles pour la santé.

 

Alors qu'un nombre croissant d'études confirme les risques pour la santé du bisphénol A (BPA), les sénateurs doivent se prononcer ce mardi sur une loi interdisant cette substance chimique dans les contenants alimentaires à l'horizon 2015. Un délai jugé trop court par les industriels, qui mettent en garde contre l'utilisation dans l'urgence de substituts insuffisamment testés.

Votée il y a un an par les députés, la proposition de loi prévoit de suspendre la fabrication, l'importation et l'exportation des contenants alimentaires produits avec du bisphénol A, dès l'année prochaine pour les produits destinés aux enfants de moins de trois ans. La commission des affaires sociales du Sénat a proposé, pour sa part, de repousser d'un an l'extension de l'interdiction globale, initialement prévue en 2014, à 2015. Elle s'est en effet dit «consciente des difficultés que cette application du principe de précaution peut entraîner pour les industriels».

Système hormonal dérégulé

Le bisphénol A (BPA), présent dans la plupart des bouteilles en plastique rigide, des boîtes de conserve ou des canettes, est un perturbateur endocrinien. «Il agit comme un leurre hormonal, en mimant l'action d'hormones naturelles. Il usurpe l'identité des œstrogènes et active leurs récepteurs de manière un peu anarchique et dérégule de cette façon le système hormonal», explique le biologiste William Bourguet (Montpellier Inserm/Cnrs).

Conséquences: une fertilité perturbée et davantage de problèmes cardio-vasculaires, de diabète, de cancers du sein et de problèmes de thyroïde. Ces phénomènes ont été observés lors d'études scientifiques chez les animaux et sont fortement suspectés chez l'homme. Pour protéger les nourrissons jugés particulièrement vulnérables, la France a ainsi suspendu dès juillet 2010 la commercialisation de biberons au BPA.

«Irréalisable»

Les industriels concernés et certains chercheurs invitent quand même à prendre le temps de s'assurer de l'innocuité des produits de remplacement avant d'interdire complètement le bisphénol A. Les premiers critiquent un calendrier «incompatible avec la réalité industrielle», qui exige de très nombreux essais et contrôles avant la mise sur le marché de nouveaux produits. «Si le texte est appliqué et voté en l'état, on sera obligé d'arrêter nos activités, purement et simplement», a lancé Olivier Draullette, délégué général du SNFBM, le syndicat des fabricants de boîtes et emballages métalliques - ces produits étant recouverts d'un film plastique contenant du BPA.

«Notre grande inquiétude, c'est de commercialiser un produit sur lequel on a moins de recul que ceux qui sont utilisés, et qui pourrait être moins sûr que les produits actuels», plaide de son côté Jean-René Buisson, le président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania). D'autant que «nous aurons besoin de plusieurs substituts pour couvrir la gamme de nos produits», ajoute-t-il, rappelant par exemple qu'une résine avait posé des problèmes d'acidité sur les tomates aux États-Unis. La situation est complexe puisque les industriels de l'emballage métallique ont identifié quatre familles de résines pouvant être substituées à l'actuelle résine au bisphénol A. Chacune doit être testée en fonction de la denrée alimentaire avec laquelle elle sera en contact.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:34

 

http://www.terraeco.net/OGM-bisphenol-A-Mediator-l-Etat-se,46257.html

OGM, bisphénol A, Médiator : l’Etat se donne-t-il les moyens de nous protéger ?

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(Crédit photo : J+B Séquences)
La question de la semaine - L'étude sur les OGM a fait controverse. Mais au-delà de la question purement scientifique sur la dangerosité de ces produits, une autre interrogation pointe son nez. L'Etat a-t-il fait son travail pour nous protéger ? Et le peut-il ?
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE

19 septembre. L’étude du professeur Gilles-Eric Séralini faitla une du Nouvel Observateur. Pendant deux ans, le biologiste et son équipe ont compilé dans le plus grand secret des données sur des rats alimentés au maïs NK603 de Monsanto et exposés à l’herbicide Round up. Au fil de l’étude, des tumeurs poussent comme des champignons sur les corps des cobayes. De ces résultats édifiants, l’opinion publique s’émeut tandis que la communauté scientifique s’empoigne. Certainssoulignent les défautsde l’étude, les auteurs et leur entouragerappellent quel’Etat n’a jamais mené pareille étude, préférant laisser à Monsanto la liberté de tester ses propres produits.

Mais l’Etat a-t-il les moyens financiers, techniques et humains de tester tous les produits et molécules vendus ou distribués sur le territoire ? Ou revient-il à des « lanceurs d’alerte » de rester vigilants et de garantir la sécurité des consommateurs ?

Qu’en pensez-vous ? Donnez-nous votre avis au bas de cet article.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 09:44

 

 

Bonne nouvelle, il n'y aura bientôt plus de Bisphénol A dans les emballages alimentaires. Grâce aux 16000 personnes qui ont signé la pétition lancée par Virginie sur Change.org, le gouvernement et le Sénat vont adopter une loi interdisant ce produit chimique dangereux pour la santé.

Mauvaise nouvelle, il existe d'autres composants, à commencer par les phtalates, présents dans les jouets, les cartables, les cosmétiques, les peintures, les emballages. Ils empoisonnent notre organisme et peuvent provoquer cancer, diabète, obésité et allergies.

Pour Virginie, on ne peut accepter deux poids deux mesures sur des substances dangereuses pour la santé. Elle vient donc de lancer une nouvelle pétition sur Change.org appelant le gouvernement à adopter au plus vite une loi pour bannir les phtalates à leur tour. 

Cliquez ici pour signez sa pétition.

L'an dernier, l'Assemblée nationale avait adopté une loi anti-phtalates que le Sénat n'a jamais votée, elle n'est donc pas entrée en vigueur. Trois des députés qui avaient soutenu cette loi font aujourd'hui partie du gouvernement: le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, les ministres de l'Environnement et de la Santé Delphine Batho et Marisol Touraine. Virginie leur demande d'être cohérents en faisant voter cette loi une fois pour toutes.

Cliquez ici pour ajouter les phtalates à la liste des produits nocifs interdits.

Merci d'agir pour le changement.

Sarah et toute l'équipe de Change.org

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 15:54

 

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/24/19137-nouvelle-etude-confirme-effets-nocifs-bisphenol

 

Une nouvelle étude confirme les effets nocifs du bisphénol A

Par figaro iconMarielle Court - le 24/09/2012
Il perturbe la fertilité de singes dont le système reproducteur est proche de l'homme.

 

Les nuages continuent de s'accumuler au-dessus du bisphénol A. Une étude publiée dans les PNAS (revue de l'Académie des sciences américaines) montre que ce composé peut avoir des effets négatifs sur le système de reproduction de la femme.

Si la dangerosité du bisphénol A comme perturbateur endocrinien était jusqu'à présent le fruit d'études ayant porté principalement sur des rats, celle menée par l'équipe américaine de l'université de Washington a été effectuée sur des singes rhésus. En s'appuyant ainsi sur des primates dont le système de reproduction est très proche de celui de l'homme, cette recherche confirme les travaux qui montrent des effets négatifs sur le système reproductif des rongeurs.

«Tous exposés»

Le bisphénol A se trouve aujourd'hui dans un très grand nombre d'objets en plastique mais aussi dans les films qui recouvrent l'intérieur des canettes de soda ou les boîtes de conserve ou encore les tickets de caisse… «La question est de savoir si ce produit auquel on est tous exposés pourrait augmenter le risque d'avortements ou le risque d'avoir des enfants qui naissent avec des anomalies congénitales telles que la trisomie 21», rappelle Patricia Hunt, principale auteur de l'étude et généticienne au sein de l'université de l'État de Washington.

La chercheuse et son équipe ont soumis plusieurs femelles singes au cours de leur grossesse à des doses quotidienne de bisphénol ou à de très faibles doses en continu et ont regardé quel impact cela avait sur le système reproductif des fœtus femelle. Ils ont constaté une diminution du stock des ovocytes. Dès lors la femelle produira moins d'ovules tout au long de sa vie reproductive. Par ailleurs la qualité de ces mêmes ovocytes est détériorée, ce qui peut être facteur d'avortement ou de malformations congénitales.

Cette nouvelle étude devrait s'ajouter à la liste déjà longue des travaux soulignant les risques potentiels du bisphénol A pour la santé humaine. La migration du bisphénol A vers des aliments se fait notamment lorsque l'objet est chauffé. C'est la raison pour laquelle plusieurs pays, dont la France, ont d'ores et déjà interdit son utilisation dans les biberons. Le gouvernement français a par ailleurs annoncé qu'il soutenait une proposition de loi déposée par Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne visant à interdire l'usage et la commercialisation du bisphénol d'ici à 2014. Reste à trouver des substituts non dangereux à ce produit très largement utilisé.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 16:50

Dans le Généraliste

 

http://www.legeneraliste.fr/layout/Rub_ACTU.cfm?espace=ACTU&id_rubrique=101860&id_article=34437

 

FLASH INFO

Un lien entre bisphénol A et obésité

 

 

Le bisphénol A (BPA), présent notamment dans les boites de conserve et les canettes de boisson, accroîtrait le risque de surpoids et d'obésité chez les enfants, selon une étude menée aux Etats-Unis parue mardi.La plupart de la population américaine a des traces de cette substance chimique dans l'urine, mais cette recherche indique que les enfants ayant les niveaux les plus élevés doublent leur risque de devenir obèses comparativement à ceux ayant les concentrations les plus faibles. Les travaux du Dr Leonardo Trasande, professeur adjoint de pédiatrie à l'Université de New York, qui ont porté sur 2.800 enfants et adolescents âgés de six à 19 ans sont publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). La recherche effectuée entre 2003 et 2008 a notamment comparé le taux de BPA dans l'urine et le poids des participants, qui selon les résultats ont été divisés en quatre groupes. Environ 22% des enfants avec le taux le plus élevé de BPA étaient obèses contre seulement 10% chez ceux avec les niveaux les plus faibles.

 

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