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http://www.impact-sante.fr/Medecine/_Medecine__Actualites/Perturbateurs_endocriniens_et_anomalies_de_la_migration_des_testicules_-_l_AFU_donne_l_alerte/1/19869/1308
En avant-première du congrès de l’Association française d’urologie (AFU), qui se déroulera du 16 au 19 novembre à Paris, les urologues alertent sur les liens possibles entre cryptorchidie et l’exposition à des perturbateurs endocriniens.
« La cryptorchidie touche 2 à 5% des garçons à la naissance et son incidence a quasiment doublé depuis les années 1970», explique le Pr Stéphane Droupy, urologue à Nîmes. Les anomalies de la migration des testicules sont la première cause d’infertilité masculine et elles exposent à un risque accru de cancer des testicules à l’âge adulte.
L’une des causes avancées pour expliquer ce phénomène serait l’exposition aux perturbateurs endocriniens, dont l’action pro-estrogénique ou anti-androgénique induirait des
perturbations d’autant plus graves que l’exposition se produit tôt (embryon, fœtus ou jeune enfant).
Cette exposition peut être d’origine environnementale (polluants organiques persistants, polychloro-biphényles, pesticides), alimentaire naturelle (phyto-œstrogènes de germe de blé, soja etc…)
ou artificielle (bisphénols, phtalates), médicamenteuse ou cosmétique (parabens).
« Il faudrait identifier les facteurs de risque et réduire autant que possible l’exposition des sujets à risque, tels que les femmes enceintes ou les jeunes enfants, même si cela s’avère difficile en pratique », souligne le spécialiste.
Chez les enfants nés avec une anomalie de migration des testicules, la prise en charge précoce, le plus souvent chirurgicale, améliore le pronostic. « Il est donc essentiel que les enfants bénéficient d’un examen clinique réalisé par un pédiatre avant l’âge de deux ans, insiste le Pr Droupy. Il n’est pas rare de voir arriver en consultation des adolescents qui n’ont jamais été diagnostiqués. »