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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 22:44

Plastiques, coquillages et crustacés

Les déchets plastiques s’accumulent sur l’océan Atlantique, loin des côtes. Mais les quantités retrouvées rendent-elles vraiment compte de l’intégralité de cette pollution?

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Algues et invertébrés sur un seau en plastique retrouvé dans l'océan Atlantique, dans la région du gyre subtropical . (Image courtesy of SEA/David M. Lawrence)Algues et invertébrés sur un seau en plastique retrouvé dans l'océan Atlantique, dans la région du gyre subtropical . (Image courtesy of SEA/David M. Lawrence)

Sac, bouteilles, seaux, objets et emballages de toutes sortes… De vastes quantités de déchets en plastique finissent dans l’océan. Que deviennent ces rebuts? Où s’accumulent-ils? Une étude menée depuis 22 ans apportent des réponses à certaines questions. Et en posent d’autres sur le devenir de ces matières non dégradables dans l’écosystème océanique.

Tourbillon océanique

D’octobre 1986 à décembre 2008, sur l’océan Atlantique nord, chercheurs et étudiants américains voguant sous les voiles Corwith Cramer ont collecté avec leurs filets dérivants en surface plus de 64.000 morceaux de plastiques. Il s’agit principalement de petits morceaux, de quelques millimètres ou centimètres, patiemment triés à bord du navire de la SEA (Sea Education Association, Woods Hole Oceanographic Institution).

Dans l’analyse publiée par la revue Science du 20 août, Kara Lavender Law et ses collègues expliquent que ce n’est pas près des côtes que ces déchets s’accumulent mais très au large, à des centaines de kilomètres, dans une zone comprise entre la latitude des Bahamas et de l’Etat du Maryland, aux États-Unis. Cette zone correspond à un gyre océanique, une sorte d’immense tourbillon où les courants contribuent à concentrer les débris. L’un des collaborateurs de l’étude a d’ailleurs confirmé ce phénomène par modélisation.

Plastiques manquants

Sur les 6.000 échantillons récoltés, plus 60% étaient des morceaux de plastiques, principalement du polyéthylène (sacs et emballages) et du polypropylène. Cependant, les chercheurs ont été surpris de constater que les quantités de plastique ramassées depuis 1986 étaient stables alors que la production et la consommation de ces matières a considérablement augmenté. Il est donc probable que les quantités rejetées à la mer aient augmenté aussi, même si depuis les années 80 la convention MARPOL interdit les rejets de déchets plastiques par les navires.

Le navire Corwith Cramer toutes voiles dehors.(SEA/Roman Shor)

Law et ses collègues s’interrogent sur le devenir de ces plastiques dans l’océan, sachant qu’ils perdurent très longtemps. Si une partie reste en surface, d’autres petits morceaux peuvent être entraînés vers le fond avec des algues ou finir dans les estomacs des poissons ou des oiseaux marins, s’inquiètent les chercheurs. 

Certains polymères pourraient également se décomposer dans l’environnement marin pour donner des sous-produits à leur tour toxiques, comme le suggéraient l’année dernière des chimistes japonais.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.fr

23/08/10

lu dans le nouvel obs http://recherche.nouvelobs.com/?q=plastique

Plastiques: leur décomposition pollue l’océan

Contrairement à l’idée que l’on se fait des plastiques, considérés comme une matière non dégradable, ils polluent les océans en se décomposant, affirment des chercheurs.

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Si l’on tente d’éradiquer les sacs plastiques, c’est en grande partie parce qu’une fois abandonnés ils persistent dans l’environnement, contrairement à un sac en papier qui se décompose. Et pourtant : dans l’océan, les matières plastiques ne sont pas inertes, affirment des chimistes japonais. Au contraire, ces polymères se décomposent rapidement pour donner naissance à des sous-produits potentiellement dangereux pour l’environnement et la santé comme le bisphénol A, a expliqué Katsuhiko Saido lors du congrès annuel de la Société américaine de chimie (ACS) qui se tient cette semaine aux États-Unis. 

Saido et ses collègues (Université Nihon à Chiba) ont mis au point une nouvelle technique d’étude de la dégradation des plastiques à température ambiante en laboratoire. Ils ont ainsi observé qu’à 30°C le polystyrène se décompose en différents types de styrènes, dont un petit polymère appelé PS oligomère par les chercheurs japonais. Du bisphénol A, qui a récemment défrayé la chronique à cause de la contamination par les biberons en plastique, est également libéré par la décomposition des plastiques dans l’océan, affirment ces chercheurs.

A l’inverse des polymères, ces sous-produits peuvent être métabolisés par des microorganismes. Sachant que la quantité de polluants plastiques dans les océans ne cesse d’augmenter, Saido appelle de ses vœux plus d’attention et d’études sur la dégradation de ces matières synthétiques dans l’océan.

C.D.
Sciences-et-Avenir.com
20/08/09

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