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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 19:52

Communiqué de Presse (27 janvier 2011) : Bisphénol A et tickets de caisse : le tour de Carrefour !

Le Réseau Environnement Santé salue la décision de Carrefour de substituer ses tickets de caisse à base de Bisphénol A.

Selon une exclusivité du site, www.lsa-conso.fr[1], c’est au tour des 1600 succursales Carrefour d’éliminer le Bisphénol A dans leurs tickets de caisse. Carrefour s’aligne ainsi sur la décision récente de Système U avec une échéance également fixée au mois de février[2]. Ce faisant, les deux groupes de distribution précèdent les législateurs en matière de prévention des risques professionnels et d’application du principe de précaution. « Le RES se réjouit de ce mouvement qui, nous l’espérons, se généralisera à tout le secteur de la distribution. Voilà une mesure que l’Etat devrait reprendre à son compte pour éliminer définitivement cette source d’exposition de la population au BPA » déclare Yannick Vicaire.

D’une manière plus générale, le RES réitère son invitation aux secteurs concernés de la distribution et de la production alimentaires à substituer le BPA dans tous les articles susceptibles de participer à l’absorption quotidienne de ce perturbateur endocrinien. Le RES entend ainsi interpeller l’ensemble des acteurs économiques afin d’obtenir des informations publiques sur leurs usages et leurs politiques vis-à-vis du Bisphénol A et permettre aux consommateurs de faire un choix éclairé.

[1] http://www.lsa-conso.fr/exclusif-lsa-carrefour-retire-le-bisphenol-a-de-ses-tickets-de-caisse-et-de-ses-coupons,118768

[2] Voir http://www.reseau-environnement-sante.fr/ressources/36-presse/261-cp-16-decembre-2010-magasins-u.html

 

Edito Newsletter n° 11 • Mediator, Bisphenol A, Aspartame……C’est la culture des agences de sécurité sanitaire qui doit changer !

Aujourd’hui le Médiator. Hier, le sang contaminé et l’amiante. On sait ce que coûte le retard de la prise de décision en matière de sécurité sanitaire. Cela n’aurait évidemment aucun sens d’agir sur la base d’indices limités, mais quand les études expérimentales et épidémiologiques sont en cohérence, la protection de la santé publique doit s’imposer aux intérêts privés. Le plus souvent, les industriels ont pour logique de retarder la prise de décision, en générant le doute au plan scientifique ou en faisant pression pour faire taire les lanceurs d’alerte.

Le Mediator n’est évidemment pas un cas isolé pour l’AFSSAPS. Celle-ci n’a toujours pas pris de décision concernant les parabens dans les cosmétiques bébés ou le mercure dentaire malgré l’évidence croissante des preuves scientifiques. L’ANSES a la même attitude sur le dossier du bisphénol A ou des édulcorants. Les parlementaires français ont voté l’interdiction du BPA dans les biberons en juin, suivis par la Commission Européenne en septembre, mais l’ANSES et son homologue européen l’EFSA n’ont toujours pas officiellement changé leur position. Pour elles, le BPA ne représente pas de risque pour la population, ce qui va à l’encontre de 95 % des études scientifiques.

Même situation pour l’aspartame et les édulcorants. Le RES a invité en janvier Morando Soffritti, Directeur Scientifique de l’Institut Ramazzini de Bologne pour présenter les derniers résultats acquis par son Institut sur l’aspartame. Pour la 3ème fois en effet, les études sur le rongeur montrent que l’exposition chronique à l’aspartame induit des cancers, y compris à des doses proches de celles correspondant à la consommation humaine, mais l’ANSES refuse de les prendre en considération et maintient une DJA, qui repose sur des études des années 70 non publiées, menées dans des conditions douteuses qui ont été dénoncées devant le Sénat américain en 1989 …et qui ne respectent pas le protocole des BPL et pour cause puisqu’elles ont été faites avant que les BPL soient codifiées. Une contradiction que l’ANSES doit très vite corriger en réexaminant l’ensemble des études de cancérogénicité avec la même grille d’analyse.

Le RES avait également communiqué à cette occasion sur les résultats d’une enquête danoise menée auprès de 60 000 femmes enceintes mettant en évidence un lien entre naissance prématurée et consommation de boissons light, en écartant tout facteur de confusion connu. Néanmoins, l’ANSES n’estime pas suffisants ces résultats, au motif qu’il peut subsister un doute sur l’origine des naissances prématurées. Mais s’il y a doute, le doute devrait profiter à la protection de la santé humaine et non aux fabricants d’aspartame ou de boissons light, à plus forte raison quand il s’agit de la protection de la santé de l’enfant.

Dans cette newsletter, vous trouverez le compte-rendu du congrès tenu en avril dernier sur les maladies de l’hypersensibilité. L’activité du RES ne se limite pas à quelques dossiers phares de substances chimiques, mais elle vise aussi à une meilleure prise en compte des maladies environnementales.

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Published by Pierre Duterte
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